Entre rentabilité dégradée et interdictions de louer, les propriétaires jettent l’éponge. Foncia dévoile un bilan 2025 inquiétant qui illustre la paralysie du marché. Le plan de relance du gouvernement LECORNU suffira-t-il à redonner confiance aux investisseurs ?
Les indicateurs de Foncia ont viré au rouge en 2025. Avec moins de relocations (– 2 %), moins de congés locataires (– 3 %) et une chute de l’offre de logements disponibles (– 7 %), le leader français de l’administration de biens accuse le coup. Face à ce bilan, le président de Foncia ADB, Zahir Keenoo, espère un redémarrage du marché locatif, « condition indispensable pour garantir à l’ensemble de nos concitoyens l’accès à un logement digne ».
« Cela suppose que les Français puissent retrouver confiance et sérénité, dans un contexte économique et politique qui doit être plus stable et lisible », confie-t-il à La Tribune.
Un marché sous contraintes
De nombreux facteurs expliquent cette triple baisse : retrait des biens au profit de la vente du fait « des contraintes réglementaires grandissantes et d’une rentabilité dégradée » (selon 47 % des 12 000 propriétaires bailleurs sondés par le réseau), interdiction à la location des biens classés G depuis 2025, indisponibilité de logements en travaux ou encore basculement vers la location saisonnière.
À lire également
- Immobilier : timide reprise en Bretagne, mais un marché locatif en tension dans plusieurs villes
- Crise du logement : une loi pour faciliter le logement des salariés par l’employeur
- Crise du logement : « Pour mes proches, je suis inquiet », lâche le patron de Vinci
Zahir Keenoo juge toutefois « encourageant » le plan de relance du gouvernement Lecornu de vendredi dernier, révélé par La Tribune et visant à sortir 2 millions de logements d’ici à 2030.
« Nous avons depuis plusieurs années plaidé activement en faveur de la création d’un statut du bailleur privé […] : les investisseurs ont l’absolu besoin d’un cadre clair, stable et incitatif », souligne-t-il, tout en nuançant qu’il est encore « prématuré d’en mesurer pleinement l’impact ».
Source